A travers son histoire qui a donné naissance à un important patrimoine laissant le Tourisme à Istres se développer et incite les vacanciers à visiter cette région magnifique. Dès le Paléolithique ancien, aux alentours de -500 000 ans, des groupes humains parcourent la Crau. Au Paléolithique supérieur et au Mésolithique, vers 10 000 à 8 000 ans av. J.-C., des populations de chasseurs plus importantes vivent et enterrent leurs morts au pied des. escarpements rocheux, tels que l’abri Cornille qui a livré de nombreux outils en silex et ossements d’animaux. L’apparition de l’élevage et de la culture, an Néolithique, entraîne la création de petits hameaux comme celui de la colline de Miouvin, dominant l’étang de l’Olivier (4 000 – 2 000 av. J: C.). En face, au sud de l’étang, une petite agglomération gantoise est fondée sur la colline du Castellan au VIe siècle av. J.-C., peu après la création de Marseille par Les colons grecs de Phocée. Le village, fortifié, sera occupé jusqu’au début de l’époque romaine. En Crau, à un carrefour de chemins antiques situé à la Brune d’Arles, les fouilles ont mis au jour une auberge probablement détruite par l’armée romaine Lors du siège de Marseille en 49 av J: C. Cette vaste plaine, propice à l’élevage des moutons, vit s’installer de nombreuses bergeries entre le 1er siècle av. J.-C. et le IXe siècle apr. J.-C. A la même époque, de vastes domaines agricoles gallo-romains voient le jour. La villa de Sivier, par exemple, est tournée vers la production de vin qu’elle conditionne dans des amphores fabriquées sur place. Les fouilles ont en effet révélé l’existence d’un four de potier exceptionnellement bien conservé. A la fin de l’Antiquité (fin IVe siècle -début VIIe siècle), la population tend à se regrouper au sommet de la colline Saint-Michel où l’on bâti une petite agglomération. Plusieurs nécropoles (groupements de tombes creusées dans la roche) ont été découvertes aux alentours. Il faut certainement attendre le Xe siècle pour que le centre ancien d’Istres prenne naissance autour d’une fortification seigneuriale citée dès 966 dans une charte du roi Conrad de Pacifique en faveur de l’abbaye de Montmajour: « le castellum de Ystro ». La ville s’est peu à peu construite autour de ce noyau féodal encerclé dans des remparts. Les premiers bâtiments civils de la ville extra muros datent de la fin du XIXe siècle. Istres doit son premier essor industriel aux fabriques de soude de Rassuen, en 1808, et à l’école d’aviation implantée en 1917. Sa dimension actuelle est liée à l’expansion industrielle du pourtour de l’étang de Berre et du golfe de Fos.
LE CENTRE ANCIEN
Le vieil Istres est construit sur un banc calcaire abondant en huîtres fossilisées. II s’agit d’une colline, dont la base forme un ovale d’environ 250 m sur 188 m, s’étendant du nord au sud, dominée par une éminence centrale de 30 m d’altitude . C’est un village perché sur un sommet rocheux, site caractéristique de l’habitat rural groupé méditerranéen. Les. maisons se sont bâties à partit du château central selon un plan radio-concentrique. Le volume définitif de la ville semble avoir été atteint assez tôt puisque l’enceinte aurait été terminée en 1379. Au XVIéme siècle, le Haut d’Istres était déjà un « champ de ruines ». Avec l’essor économique régional des XVIeme et XVIIéme siècles, Istres s’étend et voit se reconstruire toute sa superficie : la plupart des maisons ont été façonnées entre le XVIéme et le XVIIIéme siècle. L’enceinte bien que tombant en ruines par endroit et cuvette pour de nouveaux passages dans les faubourgs, semble s’être maintenue jusqu’au XVIIIéme siècle. A l’intérieur, le vieil Istres présente quelques belles maisons bourgeoises, mais il est avant tout un bourg de ruraux.
Par ses salines, ses oliveraies, son foin, ses cerisaies, ses moutons et l’élevage du ver à soie… Istres pouvait pratiquement vivre en autarcie. Sa forte population de ménagers (exploitants agricoles propriétaires) ou de gens de la terre, explique l’organisation générale des maisons : grenier au dernier étage, étage d’habitation, écurie au rez-de-chaussée. Les maisons sont en général construites sur des caves creusées dans la roche. Les caves servaient primitivement de carrières de pierres avec lesquelles on commençait à bâtir la base de l’élévation des murs des maisons. C’est pourquoi, la partie inférieure de ces murs est en pierre jaune locale, réclamant un enduit protecteur, et le haut en pierres de carrières des pourtours d’Istres, dont le coût ajouté à celui du transport devait être plus élevé. Le paysage des ruelles était réalisé en galets de Crau (calade).
Les angles des rues (contreforts d’angles à réfends, pans coupés), gardent le souvenir de ce bourg agricole où les charrettes devaient pouvoir tourner facilement. Les niches sont l’empreinte de la ferveur catholique de la Provence jusqu’au XIXéme siècle. Outre les agriculteurs, de nombreux artisans et commerçants contribuaient à la vie du vieil Istres. Certains noms de rues en témoignent (« Fabre » forgeron en provençal, qui vient lui-même de « faber » en latin et signifie artisan, est l’origine de la grande rue des Fabre), s’y rajoutaient avocat, notaire, régent des écoles, religieux, enfants, personnes âgées.., tout un monde bigarré animant les ruelles d’Istres pendant l’ancien régime.
HORS LA VILLE
LE BATEAU DE SUFFREN
(Port des Heures Claires) situé dans l’ancienne propriété des Suffren et des Régis, c’est un vaisseau taillé dans un rocher d’éboulement isolé, d’importantes dimensions. Il fut appelé » le Héros » nom que partait le vaisseau du célèbre amiral de Suffren, lors de sa campagne d’Inde en 1782. Ce travail a été fait à l’instigation du Père Roch de Régis, ancien jésuite et parent du bailli. Il est actuellement dégradé.
LA TOUR DE LA REINE JEANNE
(Entressen) édifiée au XIVème siècle, elle servira de poste militaire. Une garnison y sera installée par Guillaume II des Baux, seigneur d’Istres et Entressen : c’est une grosse tour carrée à mâchicoulis, dite « tour de surveillance ». Un bijou de petite chapelle gothique se situe à proximité. LA CROIX située au mur de la route du tour de l’étang de l’Olivier et de la route de St Camas, est la croix de mission des pères Pénitents Blancs érigée en 1868
DOMAINE DE SULAUZ :si vous vous rendez au domaine vinicole de Sulauxe (privé, 5 km d’Istres en direction de Miramas), vous découvrirez dans la cave, une chapelle souterraine et, à proximité, la petite chapelle Ste Madeleine du XVIIIème siècle Visite du domaine pour les groupes. Tel 04.90.58.02.02
LA CHAPELLE D’ENTRESSEN
Elle a été édifiée en 1838 (le hameau comptait 188 habitants en 1851).
LA CHAPELLE SAINT MICHEL
Située sur les hauteurs du quartier Saint-Etienne, en contrebas de la vigie des pompiers, c’est une très petite chapelle rurale fondée peut être vers l’époque carolingienne (751-987). Cette chapelle a été restaurée par » l’Estevenoun « , une association constituée pour la préservation du site de Saint-Etienne. En y accédant vous découvrirez au début du Chemin de St Etienne le très bel ORATOIRE ST-ETIENNE daté de 1643. La chapelle St Etienne était lieu de procession locale, suite à un vœu prononcé lors de la grande peste de Marseille en 1720. Elle est maintenant dégradée et, compte tenu de la nature du terrain, les travaux de restauration envisagés sont difficiles.