Aumont-en-Halatte, dont les habitants sont appelés les Aumontois, est une commune du département de l’Oise, située dans la région Nord-Pas-de-Calais–Picardie en France, se trouvant à quelques kilomètres de Senlis, et au cœur du massif de la forêt d’Halatte. Autrefois agricole, la commune est devenue très prisée : de nombreux pilotes et personnels navigants s’y sont installés, suivis par des professions libérales, magistrats, chirurgiens et commerçants. Elle se situe, également, à une distance orthodromique de 44 km au nord-nord-est de Paris, à 3,5 km au nord-ouest de la sous-préfecture Senlis, dans la direction de Creil. La RD 1330 Senlis – Creil constitue le principal axe routier, mettant la commune à 7 km de Creil
- L’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais: une église à Aumont est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Lucius III de 1182. Elle se situait au même emplacement que l’église actuelle, bâtie pendant les XVe et XVIe siècles, avec réfection de la nef au XVIIIe siècle. Situé sur la route d’Apremont, au carrefour du centre du village face à la mairie, l’édifice se compose de deux corps de bâtiment distincts séparés par un pignon : la basse nef de quatre travées et sans bas-côtés, et le transept avec le chœur au chevetplat, légèrement plus élevés. S’y ajoute une sacristie de 1842 devant la dernière travée de la nef, au sud. Le clocher en charpente, couvert d’ardoise (1839) et muni de deux fenêtres abat-son par face, se dresse au-dessus le croisillon sud du transept.
- Le monument aux morts : il est situé devant l’église.
- La « Villa Béatrice » : elle aurait été bâtie sur les fondations d’un ancien château seigneurialet reçut sa forme actuelle après son rachat par le comte Moïse de Camondo, en 1904, située face à l’église, rue Henri-Dupriez.
- Le lavoir: pour l’alimenter, la commune acquit une source proche de la fontaine Sainte-Geneviève auprès du prince de Condé en 1793. Mais ce ne fut que le 8 mai 1836 que le conseil municipal vota la construction du lavoir, à financer par la vente de bois communaux et grâce à la générosité de Mme Causse (plaque du 13 mai 1842). Sis, chemin du Lavoir, au nord de l’église
- La Fontaine Saint-Gervais: Cette source captée fournissait une eau particulièrement pure et légère, utilisée en pharmacie, et a de ce fait été bénie par l’église. Le mécanisme a été cassé par les occupants allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se trouve au chemin du Lavoir.
- Le musée Henri-Barbusse: Lors de son passage chez un ami à Senlis, Barbusse décida d’acheter cette petite maison en lisière de forêt en 1910 grâce aux droits d’auteur de son roman L’Enfer paru en 1908. Il la baptisa « Villa Sylvie » en allusion au célèbre roman de Gérard de Nerval de 1853, dont l’action se déroule dans le sud de l’Oise, et la transforma successivement selon son goût. La « Villa Sylvie » fut un refuge et une résidence secondaire pour Barbusse, et il y accueillit des amis. Pour le musée, l’intérieur a été partiellement reconstitué, et un espace est dédié aux expositions temporaires. Il se trouve au 4 chemin de la Gruerie
- L’ancien puits public: il est situé sur une placette entre deux terrains privés, en face du 55, rue Louis-Blanchet ; c’est un puits carré avec une margelle très ancienne.
- Le Jardin d’agrément de monsieur Varillon : inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables, il fut conçu par Paul Véra en 1920.
- Le château Arthus: construit après 1860, ce château est une grosse demeure bourgeoise qui date de la fin du XIXe siècle. A l’est, une extension sans étage se joint au bâtiment, cependant, la villa conserve toujours son aspect d’origine, sise rue Louis-Blanchet / chemin du château
- La butte d’Aumont: colline de sable à l’orée de la forêt, offrant un panorama sur les massifs forestiers de la région, ainsi que sur Montataire, Creil et la cathédrale de Senlis. On peut admirer sur la butte un flore particulier, avec, par exemple, la laîche des sables et le robinier. Le reboisement en 1993 a permis de sauver la butte de l’érosion et de la rouvrir aux promeneurs, qui peuvent y accéder sur la route de Creil, à l’entrée ouest du village, au sud de la route.